Larqué démonte l'ASSE «Il ne lui manquait qu'un képi et un bâton pour faire la circulation»

blue Sport

23.9.2024

Sur les ondes de RMC, Jean-Michel Larqué, légende de l'AS Saint-Etienne, a poussé un énorme coup de gueule après le naufrage des Verts à Nice (8-0) en ouverture de la cinquième journée de Ligue 1.

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Après l'humiliation subie vendredi dernier par l'AS Saint-Etienne sur la pelouse de l'OGC Nice (8-0), Jean-Michel Larqué, ancienne gloire du club, a crié son désespoir au micro de RMC. Et le septuagénaire n'a épargné personne. Joueurs, staff, dirigeants : tout le monde en a pris pour son grade.

«Je suis stupéfait aujourd'hui par les désirs des supporters de dire qu'il faut vendre les clubs. Mais regardez ce que sont devenus les clubs historiques vendus à des fonds d'investissement ou des financiers comme Sochaux et Bordeaux… On a craint le pire pour l'OL. Je pense que les gens ont des rêves, mais quand on a une équipe de Ligue 2 qui est montée avec un soupçon de réussite et que la cellule de recrutement qui avait montré ses limites l'an passé continue à œuvrer…», a-t-il d'abord lancé au sujet du promu stéphanois passé récemment sous pavillon canadien.

«Je m'intéresse au football depuis longtemps. Sur les recrues de cet été, je ne connais que Yunis Abdelhamid, un préretraité qui était aux abonnés absents hier. Il ne lui manquait qu'un képi et un bâton pour faire la circulation et dire aux attaquants : ‹Le but c'est par là›. Il ne se passe rien. Le président est absent 30 jours sur 31. Ça ne peut pas marcher. J'ai honte. J'ose espérer que les joueurs, le staff et les dirigeants ont aussi honte, je n'en suis pas sûr. On ne me parle que de ça. Je baisse la tête, j'ai honte, ce n'est pas admissible. Avec le budget du club, ce n'est pas possible», a poursuivi Larqué.

Et de conclure sur une triste anecdote : «L'an passé, je suis à Saint-Etienne avec toute l'équipe des Verts de 76 pour un match. On est sur le bord de touche pour rendre hommage à Georges Bereta. Un seul joueur nous a salué. Ce sont des mercenaires… J'ose espérer qu'ils ont honte aujourd'hui!»