Affaire Epstein Donald Trump doit faire face à la douleur des victimes !

ATS

25.2.2026 - 12:08

Des parlementaires démocrates se sont félicités mardi que le président républicain Donald Trump doive prononcer son discours sur l'état de l'Union devant des victimes du criminel sexuel Jeffrey Epstein qu'ils ont invitées à y assister.

Donald Trump a prononcé son discours sur l'état de l'Union devant des victimes du criminel sexuel Jeffrey Epstein.
Donald Trump a prononcé son discours sur l'état de l'Union devant des victimes du criminel sexuel Jeffrey Epstein.
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Keystone-SDA

«Aujourd'hui le monde verra Donald Trump devoir faire face à ces survivantes ici même, dans les gradins de la Chambre des représentants», a souligné l'élue démocrate Pramila Jayapal lors d'une conférence de presse.

«Il devra expliquer pourquoi des ambassadeurs et des princes ont été arrêtés dans d'autres pays alors qu'ici, en Amérique, pas la moindre enquête n'a été annoncée contre les pédophiles et les prédateurs de l'effroyable réseau d'exploitation sexuelle d'Epstein», a-t-elle ajouté, en référence notamment au Royaume-Uni.

«Ce soir, lors du discours sur l'état de l'Union, le président va devoir se rendre compte que le pays est constitué de survivantes et de leurs alliés», a renchéri son collègue Jamie Raskin, principal élu démocrate de la commission judiciaire de la Chambre des représentants, exigeant une fois de plus toute la transparence sur ce dossier.

«Celles d'entre nous qui ont vécu les horreurs du monde d'Epstein ont toujours su que ce n'était pas uniquement l'histoire d'un homme puissant», a affirmé Lisa Phillips, une des victimes de Jeffrey Epstein invitées à assister au discours.

Poursuites

«Il ne s'est jamais agi d'une crise de la richesse et des privilèges en Amérique. Cela a toujours été une crise de corruption mondiale», a-t-elle poursuivi, appelant à l'ouverture d'enquêtes indépendantes dans le monde entier sur «chacune des personnes de pouvoir citées dans ces documents».

Le ministère américain de la Justice a publié le 30 janvier «plus de trois millions de pages» en partie caviardées du dossier Epstein, affirmant que l'administration Trump s'était ainsi acquittée de son obligation, imposée par une loi adoptée en novembre par le Congrès, de faire toute la lumière sur ce dossier politiquement explosif.

Ces documents ne contiennent pas d'élément pouvant aboutir à des poursuites supplémentaires, avait prévenu d'emblée le numéro 2 du ministère, Todd Blanche, ancien avocat personnel de Donald Trump.

Bien que la simple mention du nom d'une personne dans le dossier ne suppose aucun acte répréhensible a priori de sa part, de nombreuses personnalités redoutent les répercussions des révélations sur leurs liens passés avec le criminel sexuel, mort en prison en août 2019 à New York avant son procès.