Zeki Amdouni «Tu es puni à chaque erreur que tu peux commettre»

ld, ats

7.9.2023 - 09:54

Cinq buts en quatre rencontres ! Zeki Amdouni n’a pas perdu de temps pour s’affirmer cette année comme l’arme absolue de Murat Yakin à la pointe de l’équipe de Suisse.

Zeki Amdouni n’a pas perdu de temps pour s’affirmer cette année.
Zeki Amdouni n’a pas perdu de temps pour s’affirmer cette année.
KEYSTONE

Buteur contre le Bélarus, contre Israël, contre l'Andorre et enfin contre la Roumanie pour un doublé, le Genevois compense au-delà de toutes les attentes le poids de l’absence de Breel Embolo. Samedi à Pristina contre le Kosovo et mardi à Sion face à l'Andorre, il lui sera demandé de poursuivre sur cette lancée pour remettre la Suisse sur la bonne orbite. «L’objectif est clair, dit-il. Il faut gagner ces deux matches pour assurer la première place du groupe.»

Du 11 août 2018 au 11 août 2023...

Malgré son incroyable success-story, Zeki Amdouni ne veut pas s’enflammer. On discerne même dans son regard toujours ce même émerveillement. Il est vrai qu’il faut vraiment se pincer pour croire que le parcours qui a été le sien n'a rien d'un songe. Le 11 août 2018, Zeki Amdouni, alors âgé de 17 ans et demi, sortait du banc pour remplacer Dylan Dugourd à la 70e minute lors de la victoire 3-0 d’Etoile Carouge face au FC Azzurri en 1ère Ligue Classic (D4). Cinq ans plus tard jour pour jour, il était titulaire avec Burnley lors de la venue du Manchester City de Pep Guardiola pour les trois coups de la Premier League...

D’Etoile Carouge à Burnley en passant par le Stade Lausanne-Ouchy, par le Lausanne-Sport et par le FC Bâle, Zeki Amdouni a toujours su témoigner d’une incroyable efficience dans le dernier geste. Et aussi d’une très grande polyvalence. Il peut, ainsi, tenir toutes les positions en attaque et même évoluer un cran plus bas comme cette saison à Burnley. «L’entraîneur Vincent Kompany me voit plutôt comme un no 10», glisse-t-il.

Comme l’ancien défenseur emblématique de Manchester City, Murat Yakin n’a pas été le dernier à tomber sous le charme de Zeki Amdouni. Le sélectionneur a su trouver les mots justes pour le convaincre que le choix de jouer pour la Suisse était bien le seul qui s’imposait. Malgré les appels venus de Turquie et de Tunisie, les deux autres pays dont il aurait pu défendre les couleurs.

Une alchimie parfaite

Dans son schéma en 4-3-3, Murat Yakin place Zeki Amdouni à la pointe de son attaque aux côtés de Xherdan Shaqiri et de Ruben Vargas. S’il accuse un certain déficit sur le plan de la taille, ce trio excelle dans les petits espaces. La relation entre Amdouni et Shaqiri, si prometteuse sur le papier, a fonctionné à merveille en juin dernier. «Notre entente est bien là, se félicite le Genevois. Elle est excellente. Si j’arrive à le trouver et s’il arrive à me trouver, c’est toujours un plus.» Personne n’a oublié l’ouverture lumineuse du Bâlois pour le Genevois sur le deuxième but inscrit contre les Roumains. Murat Yakin avait sans doute imaginé une telle alchimie entre les deux hommes. Le résultat doit dépasser toutes ses espérances.

Il restera au sélectionneur à trouver la formule idéale lorsque Breel Embolo sera de retour au jeu. Mais d’ici le printemps prochain, l'attaque de l’équipe de Suisse sera bien emmenée par Zeki Amdouni qui s’endurcit chaque semaine au contact du monde impitoyable de la Premier League. «En Angleterre, l’intensité en match et à l’entraînement est bien différente qu’en Super League. La classe individuelle des joueurs aussi, lâche-t-il. Tu es puni à chaque erreur que tu peux commettre. Il faut toujours être là dans les duels.» Comme il devra l’être samedi à Pristina dans un match qui sera, assure-t-il, «compliqué». «Mais l’équipe de Suisse a tous les atouts pour bien le négocier», conclut-il.

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