Proche-Orient 500 personnes réunies à Genève pour la libération des otages

za, ats

6.10.2024 - 21:44

Près de 500 personnes étaient réunies à Genève dimanche en fin de journée pour demander la libération des 101 otages toujours retenus par le Hamas depuis l'attaque meurtrière du 7 octobre. Plusieurs orateurs ont aussi dénoncé la montée de l'antisémitisme qui a suivi.

Genève – Hommage aux victimes du 7 octobre à la place des Nations

Genève – Hommage aux victimes du 7 octobre à la place des Nations

Près de 200 personnes se sont rassemblées dimanche soir à la place des Nations, à Genève, pour rendre hommage aux victimes de l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023.

06.10.2024

«Je n'aurais jamais pensé être encore là, un an après», a déclaré Nurit Braun, au nom de Collectif 7 – Suisse. Des photographies des 101 otages encore à Gaza et celles des quelque 370 jeunes tués au festival de musique Nova étaient affichées au centre de la place des Nations. «Deux enfants sont détenus par le Hamas», a relevé Mme Braun, rappelant que ces attaques ont été perpétrées dans «des populations de gauche, pour la paix.»

Près de 500 personnes étaient réunies à Genève dimanche pour demander la libération des 101 otages toujours retenus par le Hamas depuis l'attaque meurtrière du 7 octobre. Plusieurs orateurs ont aussi dénoncé la montée de l'antisémitisme qui a suivi.
Près de 500 personnes étaient réunies à Genève dimanche pour demander la libération des 101 otages toujours retenus par le Hamas depuis l'attaque meurtrière du 7 octobre. Plusieurs orateurs ont aussi dénoncé la montée de l'antisémitisme qui a suivi.
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Mais «le pire massacre de juifs depuis la Shoah» n'a suscité qu'une «réaction timorée de l'Occident», a dénoncé Gregory Lafitte, cofondateur du Forum pour la diplomatie culturelle. Depuis, les juifs font face à des discours de haine et de violence, a déclaré Roseline Cisier, présidente de la Communauté israélite de Genève, appelant à combattre l'antisémitisme.

Appel à la paix

«Ce qui m'a frappé cette année, c'est cette compassion unilatérale», a souligné l'ancien ambassadeur de France François Zimeray, précisant avoir de «la compassion aussi pour les victimes collatérales de cette tragédie» car «un innocent est un innocent». S'il estime «qu'il faut s'interroger sur la réponse d'Israël à cette journée», il a critiqué «le silence avant même la riposte israélienne».

Se disant inquiet de la montée de courants politico-religieux extrémistes en Israël, le Genevois Daniel Halpérin a lancé un appel à la paix: «La guerre sape les bases de la justice et de la démocratie», a-t-il relevé. Selon lui, faut «avoir le courage de tendre la main à l'ennemi», au prix d'importantes remises en question. «Sinon, qu'adviendra-t-il d'Israël?» a-t-il lancé.

za, ats